Non contractuel. - Ceci n'est pas l'allume cigare de Magritte acheté sur ebay...mais un chassi, une toile, quelque clous et de la peinture acrylique. Ceci n'est pas un chassi, une toile, quelque clous et de la peinture acrylique...mais sa photo qui chatoie sur votre écran d'ordinateur rétroéclairé. - Tu fabules. - Ceci n'est pas sa photo qui chatoie sur votre écran d'ordinateur rétroéclairé...mais l'image renversé produit par vos yeux sur vos rétine transmettant à votre cerveau des informations altérés. - Le cerveau, j'en suis sûr. Lorsque je l'ai acheté à la boucherie, je l'avais bel et bien en main, ce n'était pas de la contrefaçon.
Le diable empoigna un bidon d'essence, but un bon coup et recracha en l'air un belle gerbe fuligineuse qui grilla un peu le fil du micro. Boris Vian, l'arrache coeur Trompette, guitare, voix, sons synthétiques et autres excréments hertziens.
Nouveau. 3 euros. Vu à la TV. Kit contenant un briquet, de l'essence, de l'eau et une lingette. Permettant de cracher du feu n'importe quand, n'importe où. Article inutile à usage unique. A mettre à la portée des enfants et des adultes non responsables. Risque d'allergie.
1 minute 38 secondes Celui qui voulait voir se tient debout devant un pan de mur. Prenant un verre, comme pour écouter, il le porte à son oreille et le colle à la paroi du mur. « Parce que les oreilles n’ont pas de paupières. » P.Quignard De l’autre côté du mur, l’autre est assis devant un poste de télévision, cigarette éteinte au bout des doigts. L’oeil de la caméra se promène jusqu’à arriver à la vue où l’on voit : au premier plan, la cigarette toujours éteinte et au second plan, une image de fumée s’animer sur l’écran de télévision. L’action est mise en abîme dans le poste de télévision; le temps devient valeur fictive aboutissent à un croisement de situation. Car du monde, image constamment mobile, à l’émotion retentissement physique et/ou mental ; la transmission « entre » semble fragile. Les deux actions filmées qui se succèdent pourront parler des limites de la perception, montrant la réalité et l’image que l’on s’en fait.
Acrylique sur toile, Impression typographique, dispositif sonore dans marmite. Pour traduire la sensation de sons mentaux invisibles du monde, de cris sourds ; je me suis projeté dans un élément de l’environnement qu’est le homard, plus précisément lorsqu’on le met en cuisson (sa plongée dans l’eau bouillante). Autour de cela, je me suis demandé si ce crustacé, à ce moment, émettait un son audible par notre oreille. Là, me faisant passer pour un chercheur, j’ai contacté des instituts océanographiques, en espoir de réponses qui me fassent avancer. J’ai abouti à une installation qui mêle image fixe, sons et mots. En ressortiront, l’absurdité du thème, au premier abord, opposé aux réponses hyper scientifiques des biologistes. Ce qui interpelle, ce sont les cris humains repris de films, qui s’évaporent de la marmite (contenant du homard). Différentes interprétations et histoires s’en dégagent, renvoyant à l’Homme, à notre corps-enveloppe ou a notre façon de nous projeter dans tout les objets et animaux qui nous entoure.
Prendre le corps comme matière à remodeler. Le faire tendre vers le non-humain. Dans ce type de représentation qu'est le portrait, on s'attend à voir une tête trôner sur un buste. Ici, on voit se dessiner, une excroissance difforme (parce que le point de vue du portrait est différent, il montre la gorge), exagérée par le fait que la paroi de projection soit bombée. Projection vidéo sur surface modelée (plâtre).
Impression typographique sur Post-it, acrylique noire sur mur, culs de punaise jaune sur bout de papier blanc. De loin, on voit la silhouette du monstre humain Frankenstein transpercé au niveau de la tête ; en se rapprochant, on remarque que ses trous s’avèrent être des yeux-oeufs (sur le plat). Par un déplacement de mot, une histoire peut se créer. Le spectateur se voit dominé par la silhouette, mais peut prendre l’affirmation sur post-it avec lui.
Photographie Notre encéphale, morceau de chair handicapé. travail sur l’ »entre», où le cerveau (computer) est cette image de l’entre. Entre le monde fait d’accidente sensation et le ressenti émotionnel quelque chose se passe. Entre le moment où l’image se forme sur la rétine, des choses se transforment, se créent, d’autres sont mises à l’écart, se perdent. Cette mystérieuse machine (notre cerveau) nous modèle-t-elle de fausses images du monde ?
Dérouter, détourner les flux de gens dans un hall. Les emmener au grès de quatre écrans de téléviseurs, agissant comme des panneaux signalétique interactif, à la découverte d’un endroit (un abris souterrain ayant servit pendant la guerre). L’espace de cet abris est mis en valeur par un jeu de son et de lumière, agrandissant cet espace confiné. Pour arriver au final sur ce personnage silhouetté qui ouvre cette fenêtre souterraine, pour voir au loin un explosion atomique, magnifique nuage destructeur. Réflexion sur cet endroit, abri. Quand l’Homme d’aujourd’hui ne se rend compte de la prolifération des armes de destruction massive. Benoît Henry, Brice Montobani, Julien Cortes, Paul Heintz.
└─o Catarrhini (singes de l'Ancien Monde) ├─o Cercopithecidae └─o Hominoidea ├─o Hylobatidae (Gibbons) └─o Hominidae ├─o Ponginae (Orang-outans) │ ├─o Ouranopithecus† │ └─o Pongini └─o ├─o Dryopithecinae† └─o Homininae ├─o Gorillini (Gorilles) └─o Hominini ├─o Panina (Chimpanzés) └─o Hominina ├─o Australopithecus† └─o Homo (Humains) Représentation d'un gorille peint (glycero) sur un mur. A l'avant sur le sol un bras humain sortant de nul part jette une banane (plâtre).
Impressions sur toile à base de peinture, collage et déchets d’impressions.
Se cacher au grès des vagues hertziennes, Etre alternatif, et en constante dérivation. Se noie dans une marée de pixel.
En préparatifs d'une vidéo, où le corps sera recomposé de façon imprévisible; Les membres sont pris comme modules pour aboutir à des lambeaux de chair, baignant dans le brouillard des fonds numériques. Chaque image montre un corps stable malgré sa recomposition, mais déshumanisé. Le corps humain se présente alors sous la forme d’un puzzle complexe qui ne laisse plus place au raisonnement et qui n’obéit qu'au hasard. Ces images peuvent nous raconter des histoires; parler des avancées de l’informatique, de la biologie moderne et de ses conséquences sur l’humain.
5 minutes « Il arrive qu'on éprouve de la nostalgie pour les primates. Ils n'ont pas, eux, d'arrière-pensées. » A. Camus Performance chorégraphiée, autour de la rencontre; Interroger, par le comportement animal, l’humain et sa jungle urbaine.
5 minutes 16 secondes Observer un lieu, se l’accaparer pour modifier sa chronologie temporelle. Des Hommes passent, visibles qu’un instant. Prendre le cadrage de cette route comme un time line aléatoire, recréant fausses rencontres et croisement de situations fantômes.
Dans cette composition représentant un « tronc écorce » (la mue de l’arbre) tuteur fragile d’un « tronc plein » épluché, on peut voir simultanément deux parties mises en lumière par des diapositives. Les diapositives floutées sont des photos de la nature prises en cette période (le printemps). Le tronc plein se retrouve ici porté par la fragilité d’un cylindre constitué d’écorces mises bout à bout. Inversion de cette logique naturelle qui aurait remplacé ou fait muter de façon sélective les matériaux faibles en matériaux plus robustes. Les deux éléments sont éclairés séparément, mais le point de tension, l’entre, reste dans l’ombre. L’important se trouve là, c’est ici grâce à la pesanteur et la résistance instable des éléments, que la confrontation se créer, deux choses s’opposent et s’additionnent pour former un troisième élément central, la fragilité.
Photographies numériques sur feuilles plastiques transparentes. Légère apparition, silhouette dansante, reconnaissance d’un corps déformé par le mouvement. Comment photographier la danse ? Figer un mouvement ? Les éléments de ce triptyque peuvent êtres lus indépendamment les uns des autres. ( en cours)
Photographie argentique Endroit en attente d’une destruction ou d’une reconstruction proche. L’Homme réalise ce cycle de concevoir, utiliser, et détruire son matériel selon ce qu’il peut en tirer. Être là au moment de la mise en jachère de ce matériel industriel, nous montre des espaces qui vont se transformer ou disparaître dans l’ombre de l’Homme.
Image composée de deux négatif de photographie argentique. Paris, au bord de la scène, au bord du périphérique Confrontation de motifs architecturaux de différents styles.
Photographie numérique La couleur prend toute sa valeur lorsqu’elle est comparée avec une autre teinte. Mise en relation du naturel et du construit par le biais de la lumière. Artificielles ou naturelles, ces lumières s’opposent et s’allient en différents points. Les lourds bâtiments regagnent toutes leurs humanités par les reflets de cette mère nature quand les éclairages publics essayent de s’en éloigner. Histoire éphémère du passage entre le jour et la nuit où l’homme prend la relève sur la nature et inversement.
Dessin, reprographie, impression typographique, lithographie offset. Représentation de cet organe , le cerveau. Le rendre visible, ou garder son mystère, là où certains scientifiques voudraient tout savoir. L’encéphale organe fascinant permet de raconter des histoires ; dépendant du monde qui l’entoure, il se construit avec et grâce à lui. Importance de la perception, parce que la vision est une construction, là se crée une relation intérieur-extérieure échangeant en permanence. Ces différentes interprétations peuvent aussi nous amener à témoigner d’une sensation vécue ; où l’abondance d’images et de sons mentaux nous montre qu’une grande part du monde existe par notre interprétation intérieure, où œil et oreille rassemblent des éléments épars. Images créées à partir des fantasmes de neuropsychologues autour du cerveau. « Organisme dans l’organisme, la machine neuronale est installée dans la machine du corps et la soumet à ses ordres. » J-P Changeux
A première vue, c’est un lieu plutôt mort, qui « à vécu ». Si on regarde mieux, d’une différente façon, on peut faire rejaillir l’histoire qui a marqué cet endroit. Ce hall industriel, datant du début du siècle, usé par le temps, reste toujours là en témoignage de l’époque passée. En ces temps, des milliers de personnes oeuvraient ensemble. Tout les jours on y sentait une chaleur humaine, un dynamisme : certains ouvriers entraient dans le bâiment, d’autres en sortaient. Aujourd’hui, il reste ce vestige, où passé et présent sont interactifs ; les corps des Hommes du passé ont laissés des traces. Ces marquages du temps permettent de nous faire voyager, dans ces lieux en considérant le temps comme valeur fictive.
Images d’une rencontre. Mystère et curiosité de l’autre. Vidéo témoignant de l’état d’esprit au moment de la rencontre. Peut-on se rencontrer sans se voir ?
Trop/Plein; dans un sens, dans un autre. Les paysages laissés à l’abandon par l’homme défilent devant nos yeux. De ces expérimentations vidéos en ressort un jeu d’opposé : la lenteur de l’image contraste avec son accélération ; créant fragilité et vertige de la vision.
D’un pays à l’autre, d’une langue à une autre, on utilise des expressions imagées pour illustrer certains phénomènes ou des situations courantes. Ici reprise de deux expressions idiomatiques de la langue française. Le sens figuré des expressions devient le sens propre. Ainsi la phrase reprend toute la signification que le sens figuré lui avait ôté. Ces expressions expriment alors une toute autre idée et ce qui n’était qu’une image, devient alors une réalité. Cela nous montre les différences de perception et de représentation du réel dans notre culture.
Performance filmée d’un individu mis en cage. Passage d’un état à un autre ; volonté de sortir de soi. L’individu, dans cette attente, utilise l’espace tout entier de la cage avec une énergie et une tension électrique.